Ci-dessous, les points de vue de trois spécialistes sur le plan national d’adaptation au changement climatique, présentés tour à tour lors d’une audition publique organisée par Generation Ecologie le 26 novembre – et, concernant la première intervention de Gonéri Le Cozannet, lors d’un colloque « Cour des comptes – CNRS » du 21 novembre.
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Gonéri Le Cozannet
Ingénieur au BRGM, expert des impacts du changement climatique, co-auteur du 6e rapport du GIEC, et membre du Haut Conseil pour le Climat.

Extraits de son intervention lors du colloque Cour des comptes – CNRS :
« Le plan ne s’inspire pas assez des travaux sur l’adaptation issus de la recherche scientifique. Il faut vraiment qu’on prenne conscience que l’adaptation ne doit pas juste être incrémentale (mettre en place des ajustements pour essayer de s’adapter) mais bien aussi transformationnelle.
Les solutions incrémentales ne suffiront pas. Un exemple : le stockage d’eau en agriculture. On sait très bien qu’on ne pourra pas tout résoudre avec du stockage d’eau. A un moment donné, on connaîtra des sécheresses pluriannuelles et on ne pourra plus remplir ces bassines. Or on sera verrouillé dans un usage de l’eau qui engendrera une catastrophe financière pour les agriculteurs qui dépendront de ces infrastructures.
Il ne s’agit pas de dire qu’on arrête le stockage d’eau mais de se poser la question des options orientées « demande », et de la sobriété.
Aujourd’hui, on a peu d’exemples concrets d’adaptation transformationnelle.
On peut citer par exemple le Conservatoire du littoral qui fait un travail remarquable à Quiberville, en Seine-Maritime : c’est exemplaire, ils ont racheté des terrains, les ont rendu à la mer, ont retiré un camping. Mais ça concerne 700 m de littoral entre deux falaises. Or on a 2000 km de plage sableuse en France … !
Le plan national d’adaptation est-il à la hauteur ? C’est très bien qu’il soit publié mais on a besoin d’objectifs plus clairs. Les objectifs du plan ne sont pas clairs. Dans ces cas-là, l’avantage est que vous ne pouvez pas échouer, mais l’inconvénient est que vous ne savez pas où vous allez. Pour qu’il soit plus clair, je pense qu’il faut vraiment revenir vers les travaux du GIEC.
Il faut aussi mieux traiter les incertitudes du climat. Le fait d’avoir choisi une trajectoire à +4 °C France ne veut pas dire qu’il n’y a plus d’incertitudes. Or quand on regarde le plan, on a l’impression d’être face à un problème d’optimisation. A en lire le plan, on a l’impression que l’enjeu serait d’allouer pile le niveau de financement nécessaire pour éviter la sous-adaptation et la sur-adaptation.
Mais la sur-adaptation, moi qui traîne depuis 20 ans dans des réunions de chercheurs sur le climat, j’en ai entendu parler au maximum deux ou trois fois : ce n’est pas un sujet d’inquiétude pour nous !
En réalité on n’est pas face à un problème d’optimisation : on est face à des incertitudes profondes qui nécessitent d’être capable de répondre à un ensemble de situations dont certaines peuvent devenir extrêmement défavorables.
Par exemple sur la question de l’élévation du niveau de la mer, on ne sait pas à quelle vitesse l’Antarctique va fondre.
On doit se préparer à faire face à tout.
(…) Les Pays-Bas savent ce qu’ils font si la montée du niveau de la mer dépasse 3 mètres. Cette vision stratégique manque en France. (…)
Dernier point : l’idée d’une adaptation à coût zéro. Je suis désolé de le dire mais ça ne va pas marcher.
Par exemple si vous prenez le côtier, à long terme on sait qu’on va avoir des mètres d’élévation de la mer. Ce sera probablement dans assez longtemps mais on les aura. Cela veut dire qu’on devra soit relocaliser soit protéger et dans les deux cas cela coûte extrêmement cher – on arrive très vite à des milliards d’euros.
Sur le financement de l’adaptation, on n’a pas le droit d’échouer : ce sujet conditionne nos conditions de vie pour nous-mêmes, et pour nos enfants.
On a une obligation de résultats. Il ne s’agit pas juste de sélectionner les actions très efficaces comme la communication qui ne coûte pas très cher mais qui ont très peu d’effets.
Je suis extrêmement inquiet quand je vois les baisses de financement pour le fonds vert, plan vélo, etc. Il faut qu’on reconnaisse qu’on est face à un mur d’investissements et qu’on n’a pas le droit d’échouer. »
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Extraits d’une autre intervention de Gonéri Le Cozannet, lors de l’audition organisée par Génération Ecologie :
Présenter un seul scénario : un choix atypique
« Le fait de choisir un seul scénario pour l’adaptation est assez original dans le paysage international. En général, les pays qui ont des scénarios, comme la Grande Bretagne, présentent un panel de scénarios, destinés à différents utilisateurs. Par exemple, un acteur qui a un horizon de décision à 10 ou 20 ans va regarder un scénario standard, sans regarder très loin ; à l’inverse, un opérateur d’infrastructures critiques va regarder des scénarios plus lointains et des scénarios plus pessimistes.
Le choix d’un scénario unique n’est donc pas standard. Cela dit, il a l’avantage de la clarté : tous les acteurs ont un référentiel auquel se rattacher. »
Mises en garde
« Il y a tout de même plusieurs difficultés à signaler.
D’abord, le scénario +3 °C a pour horizon 2100, or les politiques aujourd’hui en place ne permettent pas de stabiliser le réchauffement en 2100. En l’état actuel des choses, ce réchauffement est parti pour continuer au-delà.
Deuxième difficulté : ne pas dépasser +3 °C va nécessiter des transformations majeures dans l’énergie, le transport, l’urbanisme, l’agriculture…Ce n’est pas du tout un « business-as-usual ». Attention à ne pas donner cette impression.
Sur ce sujet : le fait d’avoir choisi la trajectoire + 3° C monde, + 4 °C France, ne dit rien des mesures qu’on va mettre en œuvre. Ce n’est pas le choix d’une trajectoire à + 3 °C qui va choisir si, par exemple pour l’agriculture, on va privilégier le stockage d’eau ou l’agroécologie, qui est présentée comme une solution d’adaptation dans le rapport du Giec. Ou si on va faire de la relocalisation dans les zones côtières ou de la protection – ou plus vraisemblablement les deux.
La trajectoire est un référentiel technique, mais le plus important est de choisir les mesures à mettre en œuvre. Or c’est ce qu’on aurait aimé lire dans ce plan d’adaptation.
Pour moi, le choix de la trajectoire d’adaptation doit être vu comme un document technique à destination des professionnels qui vont faire des plans d’adaptation. Ce qui relève du débat public, ce sont les mesures d’adaptation qui sont dans le plan. C’est vraiment cela le sujet principal. »
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Vivian Dépoues
Responsable thématique Adaptation au changement climatique de l’Institut de l’économie pour le climat (I4CE).

Extraits de son intervention lors de l’audition organisée par Génération Ecologie :
« Mon avis sur ce plan :
Côté verre à moitié plein
1/ Un élément à ne pas sous-estimer, et vraiment nouveau, c’est le fait de poser cette trajectoire de réchauffement comme hypothèse de base. Jusqu’à maintenant, on se contentait de raisonner sur l’adaptation comme si la seule éventualité était qu’on réussisse la transition de la manière la plus ambitieuse possible et dans les temps. On ne regardait pas les autres éventualités.
Le fait d’avoir cette hypothèse de base est un vrai changement : on considère désormais que les choses pourraient ne pas se passer aussi positivement. Désormais, on se base sur des hypothèses fondées sur des projections scientifiques et qui sont beaucoup moins absurdes que des hypothèses prises dans de nombreuses politiques publiques jusqu’à maintenant, qui considéraient que le climat continuerait de rester relativement stable.
La TRACC (trajectoire de réchauffement de référence) passe donc un petit cliquet. On raisonne enfin avec les projections scientifiques.
2/ Le fait d’avoir des hypothèses communes a débloqué des choses : je l’ai observé ces derniers mois. La préparation de ce plan a mis au travail des acteurs autour d’un cadre lisible.
3/ Il y a eu des vraies dynamiques enclenchées ces 18 derniers mois durant la préparation de ce plan. Ce plan n’a pas été préparé en chambre : un certain nombre d’acteurs ont pris très au sérieux le fait de commencer à se poser des questions, en particulier des gestionnaires d’infrastructure et des parties de l’administration de l’Etat.
Cela reste des cercles restreints qu’il va falloir élargir. Mais ce réflexe adaptation commence à infuser, y compris chez des acteurs comme les ministères de l’Economie et de l’Intérieur chez qui ce n’était pas évident de trouver des interlocuteurs sur ce sujet il y a encore quelques mois.
4/ Comme première étape, compte tenu de où on en est, c’est un document qui couvre, secteur par secteur, un tas de choses qui étaient vraiment nécessaires. C’est un document assez pragmatique en tant que premier jalon.
Côté verre à moitié vide
1/ Le document donne peu de jalons pour la suite. On manque de vision sur le type d’adaptation souhaité. En tant que technicien du sujet, on attendait plus de projection sur ce qui va être normatif et ne va pas l’être ; sur ce qui va devoir passer par la loi ou non ; sur ce que vont être les redevabilités. Faute de ces éléments, on ne peut aujourd’hui que compter sur l’espoir que les acteurs vont rester mobilisés, du côté de la société civile, des parlementaires, etc. pour demander des comptes sur les progrès en la matière. Par exemple : va-t-on demander des comptes aux dirigeants des grandes infrastructures critiques chaque année sur leur stratégie d’adaptation ?
2/ Là où le bât blesse sérieusement, c’est la question des moyens. Les grands arbitrages en matière d’adaptation restent à faire. Sur l’exemple des grandes infrastructures critiques, (…) la prochaine étape est de déterminer à quel niveau on est prêt à investir, jusqu’où, est-ce qu’on veut par exemple rendre tous nos réseaux ferroviaires 100% robustes, est ce que certains axes sont prioritaires, est ce qu’on priorise par exemple les mobilités du quotidien vis à vis des lignes à grande vitesse…
Les choix budgétaires qui nous attendent sont pour l’année prochaine et dans deux ans.
Sur plusieurs sujets, on aurait pu s’attendre à des arbitrages dès cette année parce que le travail avait été en partie déjà fait. Je pense par exemple au littoral.
Mais la partie qui m’inquiète le plus est le point sur les moyens d’accompagnement. Faire intégrer le « réflexe adaptation » à tous les niveaux, à tous les acteurs, implique qu’un grand nombre d’acteurs qui ne se posaient pas jusqu’ici ces questions commencent à se les poser : des collectivités locales, des entreprises…Ce ne sont pas des questions faciles, cela demande de l’expertise, et donc des moyens d’accompagnement. Or il y en a assez peu.
Il y avait une mesure prévue en ce sens, la mesure 25 du PNACC, qui était de créer une sorte de service public de l’adaptation. On espérait que cette mesure dispose de moyens additionnels. Il se trouve qu’elle se fait à moyens constants. A moyens constants cela va être difficile. Et ce d’autant plus que les « moyens constants », quand on regarde les opérateurs de l’Etat qui contribuent à l’adaptation, sont plutôt en train de diminuer. On a une grande inquiétude là-dessus.
(…). Par ailleurs, les coûts d’adaptation dépendent fortement de …nos choix d’adaptation. Cela semble évident mais ce n’était pas du tout compris au début des travaux sur ce plan. Il y avait l’impression qu’il n’y avait qu’une seule manière de réagir à chaque fois, et l’idée que l’adaptation était quelque chose de consensuel (chose qu’on a beaucoup entendu aux débuts des travaux !), alors que pas du tout. L’agriculture en est un exemple emblématique.
Avec l’I4CE (think tank spécialisé), on a travaillé sur les coûts de l’adaptation, et le plus gros de notre travail a été de faire comprendre que les coûts de l’adaptation peuvent être très variables, entre un monde où on se contente de réagir au coup par coup et un monde où on anticipe beaucoup, entre un monde où on est très solidaire et un autre où on ne l’est pas du tout, etc.
Ce qui manque aujourd’hui c’est une mise en discussion de ces choix-là. Or cela demande du temps, de l’expertise, de l’animation…et donc des moyens.
(…) Aujourd’hui il n’y a pas ces débats-là, et parfois pas la volonté de les avoir. Typiquement sur les politiques agricoles, il y a beaucoup d’implicite dans les choix faits en matière d’adaptation et de confiance qu’on arrivera à maintenir les niveaux de production, et pas de volonté forte d’avoir ces débats. Alors que dans d’autres secteurs comme les infrastructures de transport, on a commencé à avoir ces débats.
Un débat public doit se structurer sur l’adaptation. Il commence à peine à se structurer. Il y a encore 6 mois – 1 an, quand on essayait de trouver des interlocuteurs sur l’adaptation dans la société civile et les ONG, on n’en trouvait pas.
(…) On a une idée assez consensuelle de ce qu’il faut faire comme actions techniques de premier ordre. Ce qui est devant nous, ce sont des choix à faire entre différentes visions de l’adaptation. Et pas seulement à faire mais aussi à incarner, et à porter politiquement.
Quel type d’agriculture ? De gestion de l’eau ? D’aménagement du territoire ? De solidarité entre territoires ? Il va falloir en discuter et les financer : quelles options crédibles de financement ?
Par ailleurs, le PNACC donne un cadre très général mais il va falloir porter ces débats dans un cadre plus sectoriel. Il y a par exemple un débat qui arrive sur le financement de la politique de l’eau ; ce qui se cache derrière, ce sont des choix d’adaptation. Quel modèle veut-on ? J’entends encore des gens qui disent qu’il n’y a pas de problème d’eau dans certaines régions parce qu’on pourrait construire des usines de dessalement et des aqueducs partout…A quel moment en débat-on ?
Autre sujet : le financement des moyens de secours, et notamment dans les départements. La réponse aux crises est partie intégrante du plan adaptation. Il y a un vrai sujet de financement RH de ces services, notamment par les départements. Comment organise-t-on la solidarité entre territoires sur ces sujets ?
Autre exemple : différents projets de développement, notamment de transport ou industriels, sont dans les tuyaux. Certains sont contestés. Certains projets industriels vont demander de la ressource en eau. D’autres sont sur des zones littorales exposées à des risques. Comment intègre-t-on le sujet adaptation dans ces débats ? Va-t-on « stress test » ces projets à + 4°C voire à plus ? C’est là, sujet par sujet, territoire par territoire, qu’il va falloir faire atterrir cette trajectoire d’adaptation. »
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Juliette Nouel
Cofondatrice des Ateliers de l’Adaptation au changement climatique.

Extraits de son intervention lors de l’audition organisée par Génération Ecologie :
« A la lecture du plan, j’ai vu beaucoup, beaucoup de pistes, mais finalement …on a une impression générale de flou : à chaque fois qu’on veut se saisir d’un sujet, c’est comme du sable qui coule entre les doigts.
Pourquoi cette impression ? D’une part parce que le plan et la trajectoire d’adaptation ne sont pas inscrits dans la loi, alors que la Stratégie Nationale Bas Carbone, elle, est inscrite dans la loi depuis 2019. (Précision de Vivian Dépoues : une mission est en cours pour donner une portée normative à la trajectoire d’adaptation).
D’autre part parce qu’il n’y a pas de dépenses publiques à la hauteur, loin de là. On est très loin en ordres de grandeur.
Par ailleurs, le plan cite 6 grands principes stratégiques (anticipation, cobénéfices…) mais aucun ne porte sur les enjeux de justice et d’équité. (Commentaire de Gonéri Le Cozannet par ailleurs : « Les questions de genre manquent fortement dans le plan »).
Plus globalement, la question pour moi est : adapter qui ? Adapter quoi ? Il y a vraiment une question de choix collectifs. Que décide-t-on de préserver et que décide-t-on d’abandonner ? Ces choix auront forcément une coloration politique, même si on ne sait pas encore laquelle. Idéalement il faut en débattre collectivement, démocratiquement.
Dans le plan, on lit : « L’Etat doit montrer que s’adapter aujourd’hui va permettre aux Français de mieux vivre demain ». Cette phrase m’a fait tiquer. On va devoir faire des choix difficiles. Par exemple, comme le montre cette image de vulgarisation, on ne va pas pouvoir adapter toutes les routes de France :

Alors que faire ?
La première brique, c’est la sensibilisation. Ici il y a énormément de travail à faire. Surtout quand on voit la dernière enquête de l’Ademe sorti récemment : 40% de la population et 44% des élus pensent que le changement climatique sera limité à des niveaux raisonnables d’ici la fin du siècle !
La première chose à faire est d’expliquer l’évolution des aléas. Montrer ce que veut dire + 4°C en France en nuits tropicales, en jours de canicule, etc. Montrer les cartes, comme celles sur la montée du niveau de la mer.
Deuxième chose : expliquer aux gens la différence entre atténuation et adaptation. C’est l’obstacle que je vois le plus sur le terrain. Très peu de gens sont capables de citer des mesures d’adaptation. Bien souvent, quand on demande aux gens ce qu’est l’adaptation, ils citent le tri des déchets, les éoliennes, etc. – bref l’adaptation reste très mal comprise.
Ensuite : il faut expliquer la notion de risque. Bien souvent, quand on demande aux gens ce qu’est le risque, ils répondent : c’est une menace. Or réduire le risque à la notion de menace peut conduire à un sentiment de défaitisme, parce qu’on se dit que la menace ne fera de toute façon qu’augmenter puisqu’on ne réduit pas assez les émissions.
Il faut donc expliquer les composantes du risque (c’est-à-dire aléa + exposition + vulnérabilités) en montrant qu’on a d’autres moyens d’agir qu’agir sur l’aléa. Comprendre le risque, c’est comprendre qu’on a d’autres moyens d’agir.
Ensuite, il faut expliquer ce qu’est la maladaptation et expliquer les cobénéfices. Souvent les gens comprennent que la climatisation est une maladaptation mais ont bien plus de mal à comprendre que les digues en sont aussi (dans certains cas). Il y a un énorme travail à faire là-dessus – y compris auprès du gouvernement.
Il y a aussi un risque de maladaptation si on ne respecte pas les principes de justice et d’équité. Ces principes sont hyper importants pour les citoyens : c’est ce que montrent les études, comme celle de l’Ademe. Quand on demande aux Français : « si des changements importants s’avéraient nécessaires dans vos modes de vie, à quelles conditions les accepteriez-vous ? », la réponse la plus votée est : « qu’ils soient partagés de façon juste entre tous les membres de notre société ».
Enfin, il faut aussi expliquer la nécessité de mesures transformationnelles, et pas simplement de petites mesures. Par exemple les citoyens savent très mal combien de temps la mer va continuer de monter si on arrêtait le réchauffement maintenant. Ils pensent souvent que c’est 30 ou 40 ans, alors que la bonne réponse est plusieurs siècles voire millénaires. »
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Citation bonus
De Gonéri Le Cozannet, qui répondait à la question « Comment s’articule le PNACC [plan national d’adaptation] avec les SRADDET et autres PCAET ? » (outils de planification territoriaux liés notamment à l’environnement) :
« Ce n’est pas très clair pour moi à ce stade: il faut lire les 500 pages d’annexe pour le comprendre, et je suis désolé, je n’ai pas fini cette analyse. »
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Pour écouter en podcast l’intégralité de l’audition publique menée par Génération Ecologie (1h40), rdv sur cette page.
